Actus du MSJ P2160007a (1)

Published on février 16th, 2012 | by Team MsjFRBEL

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La mission salésienne….KéZaKo ? Simon-Pierre Témoigne…

Jeudi 16 Février, 17h56

« Alors tu l’as eu ? » me demande Gaëlle au téléphone.
« Je l’ai raté de quelques secondes. Quand je suis arrivé il était encore annoncé, mais sans le quai. J’ai fait le tour de chaque arrêt en courant pour aller voir si il n’était pas encore indiqué sur les petits écrans, mais plus rien ! »
J’entends Hélène en bruit de fond qui s’excuse, tout en conduisant.
« Mais vous inquiétez pas, j’ai pu prendre le suivant, dans une heure ! C’est pas grave, vous n’y êtes pour rien »

Sur les routes alsaciennes, au retour de la mission à Don Bosco Wittenheim où on avait rejoint plusieurs religieux et religieuses de Don Bosco, on s’était retrouvé dans les bouchons.
Cette année, et pour la première fois, nous avons été quelques grands jeunes du Mouvement Salésien des Jeunes à venir mettre notre petite main à la patte de cette rencontre organisée entre les religieux et les élèves d’une école salésienne . Cela a été possible particulièrement grâce au réseau local des grands jeunes de l’Alsace. Ils sont venus du groupe des Zélés du bonheur, de l’autre école salésienne de Landser.
Ghislain, Gaëlle et Hélène m’ont accompagné rejoindre la mission pour que nous témoignions nous aussi de l’esprit de Don Bosco, à travers notre présence joyeuse, et de ce que nous apporte les salésiens et salésiennes au quotidien.
Nous n’avons pas fait grand chose, nous avons été simplement là, au service des religieux, comme ils le sont d’habitude pour nous.

Mais je crois qu’être là, à la mission salésienne, ce n’est pas regarder l’aiguille de l’horloge qui tourne. Non, c’est surtout vivre un temps super fraternelle avec les religieux et religieuses, s’échanger des sourires, et même bien se marrer, partager un repas et des discussions, des temps de prières, chanter des chants de tout style. En fait, c’est découvrir (ou redécouvrir) les salésiens et salésiennes comme ils sont, dans leur humanité simple.
On a l’habitude de les voir à notre service, à courir dans tous les sens, finalement on les voit peu ensemble. On peut les penser comme une espèce un peu particulière, des sortes de sur-hommes et sur-femmes capables de rester célibataires pour nous, des fous, des intouchables. Et lorsqu’on voit cette espèce en groupe, ensemble, en communauté, on se rend compte qu’ils sont simplement comme nous, des hommes et des femmes qui cherchent à vivre heureux, qui veulent aimer et se sentir aimer… des humains tout simplement, des personnes comme toi, comme moi ; ils sont complices, se font des blagues, des crasses. Ils sont une famille. Une famille certes recomposée, car aucun ne s’est choisi entre eux, mais une famille qui cherche tous les jours à s’accepter et à partager, parce qu’ils savent qu’ils ont besoin les uns des autres. En fait, c’est une famille comme beaucoup de famille du 21ème siècle, recomposée. Finalement, ils ne sont pas tellement intouchables.

Leur avons-nous posé la question de pour quoi ils ont choisi la vie religieuse ? Les avons nous écouté sincèrement quand ils nous ont répondu ? Ils sont là, à côté de nous, et je suis certain que nous avons encore plein de question à leur poser. Je suis convaincu que nous avons plein de point commun avec eux, et que ce n’est pas parce qu’ils ont choisi la vie religieuse qu’ils sont à des années lumière de nous, ne vivent pas les mêmes difficultés et joies que nous. Ils sont sans cesse là pour nous, ils nous écoutent et sont attentifs à nous. Sommes-nous suffisamment là pour eux ?
Je me rappelle de toutes les questions que les jeunes de Wittenheim leur ont posé : pourquoi avez-vous choisi ce métier – vous avez pas le droit d’avoir une famille – vous avez pas le droit d’avoir de rapport sexuel – combien vous gagner. Ce sont des questions simples, mais les réponses deviennent tellement intéressantes, et parfois bousculantes. Et si des époux devaient vivre eux aussi la pauvreté, l’obéissance, et la chasteté ?

Cette mission fut justement aussi des moments de rencontre entre les jeunes et les religieux. On a beaucoup apprécié, et parfois on ne s’y attendait pas, de revoir des têtes qu’on avait déjà vu, quelques mois, quelques années avant même. On s’était déjà rencontré au campobosco, à des week-ends du MSJ, à des colos, au BAFA.
Et puis on a appris à connaître de nouveaux jeunes excellents, motivés, avec des talents hors-norme. Je pense à Elodie qui joue du piano, à Tonio et… qui font du break dance, et à plein d’autres qui ont des talents d’animateurs enfouies qui n’attendent qu’à surgir. Je pense aussi à plein de visages rayonnants qui sont plein de vie, et qui ne demandent qu’une chose : qu’on les considère, qu’on leur donne des responsabilités.

Le train suivant est à l’approche, il ne faut pas que je le rate cette fois. Je repars sincèrement heureux de ce moment passé à la mission, ressourcé, confiant. Et c’est pour toutes ces raisons que je te parle à toi directement, derrière ton écran.
Moi, je nous trouve beau. Je trouve qu’on a de l’avenir ensemble. Je trouve que la jeunesse a de l’avenir, qu’on en veut. J’ai confiance. Et je sais que si un jour je baisserai les bras, toi tu seras là pour me les relever !
Allez, je file… j’espère qu’on pourra se voir au week-end de Mai, à Binsson.

Simon-Pierre

 

Photo :
Ghislain (Zélé du bonheur, BAFA, campobosco, week-end MSJ, JMJ etc)
Hélène (Zélé du bonheur, BAFA, week-end MSJ, colo féret, etc.)
Gaëlle (Zélé du bonheur, BAFA, colo féret, etc.)
Germain (Atelier multimédia, campobsoco, week-end MSJ, JMJ, etc)
Simon-Pierre (Vice-président du MSJ, BAFA, campobosco, JMJ, etc)

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One Response to La mission salésienne….KéZaKo ? Simon-Pierre Témoigne…

  1. Auberie says:

    Oui la jeunesse a un avenir et nous sommes capables de montrer au monde que l’espoir existe et que tout n’est pas tout noir. Je sais que nous pouvons compter les uns pour les autres et je trouve que c’est important.
    T’inquiète pas Simon-Pierre, si jamais tu baisses les bras un jour, on sera là pour les relever. 🙂

    C’était un beau témoignage en tout cas !

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